Les métaux lourds, tels que le plomb, le cadmium, le zinc et le chrome, ont été largement intégrés aux peintures pour leurs propriétés techniques clés : accélération du séchage, protection anticorrosion dans les primaires et effets antibactériens / fongicides. Ils offraient également une palette de couleurs vives et stables lors de la préparation des pigments
Cependant, leur présence représente un danger majeur pour la santé humaine, provoquant des dommages neurologiques irréversibles, des insuffisances rénales et des cancers, ce qui en fait une priorité absolue dans la gestion des matériaux pollués.






Les produits de conservation du bois, notamment le PCP, le DDT et le Lindane (HCH), ont été massivement utilisés pour leur stabilité chimique et leur puissante action biocide. Le PCP servait de fongicide et d’insecticide pour protéger les structures bois des habitations, en particulier les poutres de toiture et les solives de plancher contre les champignons et les insectes xylophages, tandis que le DDT et le Lindane étaient des insecticides de référence en agriculture et santé publique.
Cependant, leur persistance extrême dans l’environnement et leur bioaccumulation dans la chaîne alimentaire en font des polluants organiques persistants (POP) dangereux, provoquant des cancers, des troubles endocriniens et des dommages neurologiques notamment lors de la génération de poussières contaminées par ponçage ou démolition de bois traités dans les rénovations résidentielles.





L’isolation thermique, en particulier le polystyrène expansé (PSE) et extrudé (XPS), ainsi que les panneaux sandwich en PUR et les mousses phénoliques, a historiquement incorporé des substances dangereuses pour leurs propriétés techniques. Le HBCD (hexabromocyclododécane) était utilisé comme retardateur de flamme essentiel dans ces mousses, tandis que des gaz fluorés (CFC, HCFC, HFC) servaient d’agents gonflants pour l’isolation. Devenus des polluants organiques persistants (POP), ces matériaux présentent un risque majeur lors de travaux de rénovation ou d’incendie : leur dégradation thermique libère non seulement des gaz à effet de serre puissants, mais génère également des dioxines et des furanes hautement toxiques et cancérigènes, exigeant une gestion stricte de ces matériaux pour la sécurité des intervenants et l’impact environnemental.



La pollution liée à l’utilisation historique d’un site constitue souvent un risque invisible mais critique pour la santé et l’environnement. Les anciennes stations-service, les locaux techniques abritant des cuves à fioul et les usines spécialisées en chimie sont des sources majeures de contamination des sols. Les fuites chroniques, les déversements accidentels ou les rejets directs ont pu imprégner les nappes phréatiques et le sol en profondeur avec des hydrocarbures, des solvants chlorés, des métaux lourds ou des composés organiques persistants. Même après la fermeture de ces activités, ces résidus toxiques persistent, transformant le terrain en une source de pollution diffuse qui nécessite une évaluation Hazmat rigoureuse avant toute réhabilitation ou changement d’usage.









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